Gendron: Ben coudonc, on peut pas dire que la soirée a été un échec.
Phil: Peut pas dire que ça été un succès non plus. Chu pas tout à fait certain qu’y vont garder un souvenir “inoubliable” de nous autres…
Gendron: Y vont sûrement se souvenir de Gaston en tout cas.
Phil: Parlons z-en d’Gaston, j’sors des bécosses pis j’le vois ti-pas avec la face dans l’bol de soupe en train de faire des ballounes. J’sais pas, vous auriez pu faire autre chose que d’être là comme si de rien n’était.
Gendron: On trouvait que c’était comme ça que y’était l’moins gênant.
Phil: Yé rendu où Cartier? Y’était icitte v’la deux minutes…
Gendron: Parti pisser j’pense.
Phil: Ouain, avec toute le saké que y’a bu avec la p’tite japonaise, chu pas surpris…
Gendron: Une chance que Cartier a pu retenir ses “ardeurs” avec elle.
Phil: On avait déjà assez de Gaston à surveiller…
Gendron: J’comprends, j’pensais mourir quand il s’est mit à parler de Nintendo.
Phil: Calvaire, on as-tu été chanceux quand la fille lui a dit que la compagnie existait déjà… Fiou!
Gendron: Pis quand elle a dit que Nintendo faisait des jeux de cartes y’a fallu que Gaston parle de sa collection de Yuh-Gi-Oh.
Phil: Une chance que Cartier a reviré Yuh-Gi-Oh en Yogi l’Ours…
Gendron: Ouaip, y’a été vite sur celle là l’maudit…
Cartier: Aaaaastie que ça fait du bien. Pas mêlant j’avais la vessie comme une balle de softball. Pis, Gaston comment il va là?
Phil: Toujours la même affaire, su’l dos. il pète pis il rote une fois l’temps.
Gendron: En tout cas c’est pas pire pantoute c’te p’tit spot-là, p’tit boisé juste en arrière du pavillon américain.
Phil: Yep, parfait pour passer la nuit. Demain on va pouvoir rentrer su’l site comme si de rien n’était.
*GREUUUUUU…KK*
Gendron: Beau rot mon Gaston!
Cartier: Ouais, p’tit fond caverneux avec un p’tit peu de dilatation du diaphragme. De toute beauté.
Phil: Ca me surprend quand même qu’il rote pas plus que ça, l’avez-vous vu aller dans l’wasabi?
Cartier: Jamais vu quelqu’un manger du wasabi à la grosse cuillère de même…
Phil: Pas certain que même les deux japonais pis les deux filles ont vu ça, j’pensais que leurs yeux étaient pour tomber su’a table…
Gendron: C’est comme rien, Ryoko nous avait dit d’en prendre juste une tite affaire de rien parce que c’était fort comme toutte.
Cartier: C’est à paine si elle avait fini de nous avertir que Gaston avait fini l’bol au complet. En tout cas, j’voudrais pas être à sa place demain quand tout c’te wasabi-là va devoir sortir…
Phil: Il va ben chier d’la lave en fusion.
Gendron: Pis ça c’est en espérant que la gratouille le reprenne pas.
Cartier: En tout cas c’est pas mal beau l’pavillon américain le soir, tout illuminé.
Phil: C’est vrai ça. Complètement différent.
*FWEEEEDEDIDEDLOOOP*
Marcel: Les gars?
Gendron: Moi là c’est drôle mais l’pavillon américain, éclairé de même, j’trouve que ça ressemble à la Lune.
Marcel: Les gars?
Cartier: C’est vrai ça.
Phil: Spécial de voir le site toute tranquille.
Marcel: Eille les gars, youhou?!?
Cartier: Quin, v’la Gaston qui s’met à ronfler.
Gendron: Taboire, on dirait une balayeuse qui ramasse pas.
Cartier: Pis su’l retour on dirait d’la garnotte dans un blender…
Marcel: Eille les gars me niaisez-vous ou bedon quoi?
Gendron: J’pense que même Pinotte l’accotte pas.
Marcel: Eille sacrament me niaisez-vous?
Gendron: Woupsse, il vient d’arrêter de ronfler d’un coup sec…
Phil: viens pas m’dire que yé en train de s’réveiller?!
Cartier: Bougez pas j’vas regarder…ah non, y’a l’mâche-patates ouvert ben grand mais il s’passe rien.
Gendron: Coudonc, yé tu mort?
Phil: Eh taboire non, il vient de repartir comme une tondeuse à gaz.
Marcel: En tout cas si vous riez pas d’moi vous avez une belle façon.
Cartier: Erm, on dirait que Gaston essaie de s’lever là…
Gendron: Veux-tu ben m’dire ce qu’il veut faire?
Cartier: Cibole, on dirait un gars saoûl qui essaye de se tenir debout dans une chaloupe…
Marcel: Eille osti!!! Ca va faire le naisage!! Déniaisez-vous pis répondez calvaire!
Phil: Là j’sais pas où c’est que Gaston veut aller mais faudrait l’surveiller.
Cartier: regardez-le donc marcher, on dirait Frankenstein su’a brosse…
Phil: On est mieux de l’pogner parce que y’a l’air à vouloir s’en aller en bas d’la côte.
Gendron: J’trouve que Frankenstein va pas mal vite moi.
Marcel: Bon, ok, là j’viens de comprendre là. Vous m’niaisez pour voir comment j’vas réagir. Ok, ha ha ha. Bon, voyez là, j’ris. Faque répondez astheure.
Phil: Pour moi yé rendu somnanbule.
Gendron: Veux-tu ben m’dire pourquoi il s’en va vers le pavillon américain?
Cartier: Aucune maudite idée…
Gendron: C’est quoi qu’il veut faire là?
Cartier: Attention yé en train de monter su’l bord du bassin d’eau.
Gendron: Ah non, il va pas faire ça?
Cartier: Quand même drôle de l’voir essayer de pisser quand y’a toutes les misères du monde à se tenir deboutte.
Phil: Mon osti de voyage…Yé en train d’pisser dans l’bassin.
Cartier: Y’a d’la pression dans l’boyau en tout cas, regardez ça flyer!
Marcel: Ok là je l’sais pas c’qui s’passe mais vous commencez à jouer avec mon yoyo en câlisse. J’vous laisse encore une chance de m’répondre pis après ça j’active l’alarme de la caméra. Ca beugle comme un craird de locomotive faque vous aurez pu l’choix de m’répondre.
Cartier: quand il pisse fort de même par intermittance, on dirait un arrosoir de parterre automatique.
Gendron: Combien y’a d’gallons à lâcher d’même?
Phil: Dis donc Cartier, toi qui connait l’site, y’a tu des trains qui passent icitte?
Cartier: Pas de train su’l site mais c’qu’on entend ca vient probablement soit du port ou bedon du pont Victoria là-bas.
Phil: Ah, ok.
Cartier: Tard de même quand y’a pas grand bruit le son porte assez loin faque c’est facile d’entendre une locomotive. De jour on l’aurait pas entendu.
Gendron: Voyons, c’est donc ben long son affaire…
Phil: Bon, y’a l’air d’avoir fini. Pognez-le donc là pour pas qu’il plante dans l’bassin. On va l’ramener en haut.
Cartier: Eille Phil, c’est de valeur que l’kodak prenne pas de photos, me semble que ça ferait un beau portrait; Gendron pis moi de chaque côtés de Gaston qui a d’la misère à se tenir debout pis l’pavillon américain en arrière.
Phil: Ouais, c’est de valeu… CRISSE DE TABARNAK!!!
Mais de quoi Phil vient de se rendre compte? Et pourquoi diable Marcel parles t-il tout seul? C’est ce que vous saurez dans le prochain épisode du Collectif des Ecureuils!!


