Gendron: Ah non, viens pas m’dire que c’est vrai??
Cartier: Kossé que…Shit Phil, t’as pas fait ça??
Phil: *soupir* Ben oui sacrament, j’ail laissé l’osti de caméra dans l’pavillon japonais…
Gendron: C’est quoi qu’on fait astheure?
Phil: Pas l’choix, va falloir aller la chercher…
Cartier: Ben beau ça mais à onze heures du soir j’ai comme ben l’impression que tout est pas mal fermé comme c’est là.
Gendron: Eille j’pense à ça… D’un coup que la caméra est prête à marcher??
Phil: Non, on est correct la-dessus, j’ai vu les chiffres.
Gendron: Ok, d’un coup que les japonais se rendent compte que c’est pas une caméra pis qu’y décident d’la démonter en morceaux??
Phil: Veux-tu ben arrêter de nous faire pogner les nefrs? Câliboire on a une situation icitte là, c’est l’temps de trouver des solutions.
Cartier: Pas l’choix d’y retourner, avec un peu d’chance on serait peut-être capable de rentrer en-dedans.
Phil: EILLE SURVEILLEZ GASTO…….
*PLOUUUUUUUUUUUUUUUF* *BLUTCH*
Phil: Maudite bande de caves restez pas là, sortez-le d’la…!!
Cartier: Enerves-toi donc pas Phil, yé tombé su’l dos pis il fait la planche.
Phil: Ben oui, on va le laisser s’en aller flotter comme une cacanne vide.
Cartier: On va l’sortir de là, pas ben l’choix. IIIICHH l’eau est frette!!!!
Gendron: Ouais ben moi j’ai l’air à avoir pogné un spot chaud…
*silence*
Gendron: Ahhhh tabarnac….
Cartier: Ca t’as pris du temps avant de réaliser. Bon, aides-moi à le remettre su’l bord.
Phil: Mettez-le juste icitte là.
Gendron: Quin mon Gaston, hummmpffff!!!!
Cartier: Qu’est-ce qu’on fait de lui astheure? On peut quand même pas le laisser icitte…
Gendron: Pis on peut pas l’emmener avec nous autres non plus…
Phil: M’a dire comme vous autres… Coudonc y’en a donc ben des trains, ca fait ben l’troisième qu’on entend depuis t’aleure.
Cartier: Gendron, tu pourrais rester icitte avec Gaston, Phil pis moi on va aller voir ce qu’on peut faire pour la caméra.
Phil: C’est une idée.
Gendron: Wô là, vous voulez me laisser icitte avec Gaston? Tout seul??
Phil: Ben oui mais il dort comme une roche.
Gendron: Ben oui, une roche somnanbule qui pisse comme un sprinkler. Méchante roche!
Cartier: Ca va être correct, y’avait juste une grosse envie.
Gendron: Pis si Gaston repart, j’fais quoi?
Cartier:Trouves-toi une bonne branche morte assez solide pis donnes-y en un bon coup su’l crâne.
Gendron: Eh taboire… Mais faites ça vite, ok?
Phil: On va faire c’qu’on peut. Viens t-en Cartier.
Cartier: Oublie pas Gendron, drette su’l coco!
Gendron: Ouais ouais, comique.
*Deux minutes plus tard*
Phil: Ok, par ou est-ce qu’on est mieux de passer?
Cartier: Si on monte par là on tombe drette su’l poste de la Sécurité Publique en redescendant.
Phil: Pas bon ça.
Cartier: Pas bon pantoute. Mais si on passe de l’autre côté par exempleça va nous rallonger un p’tit peu mais on va avoir un meilleur spot.
Phil: Ok, par là?
Cartier: Yep. Taboire, on entend Gaston ronfler d’icitte.
Phil: Woupsse!
Cartier: Qu’est-ce qu…
Phil: Chuttt, regarde là-bas.
Cartier: Où ça?
Phil: Là, ou est ce que y’a les lampadaires. Vois-tu?
Cartier: Non, y’a juste…Eille, pourquoi tu me prends la tête dans tes mains de mêm… Ahh, ok. Ben regarde donc ça toi.
Phil: On dirait un char de patrouille.
Cartier: Y doivent probablement surveiller le site. Si on fait comme si de rien n’était y devraient pas s’occuper de nous autres.
Ohil: Baisse-toi innocent.
Cartier: Ayoye! Pourquoi tu m’tires à terre de même?
Phil: Primo, on est des animaux de jour, pas de nuit. Si y nous voient y vont penser qu’on est attirés par d’la bouffe ou une patente de même. Avec toute les restaurants que y’a icitte la dernière affaire qu’y veulent avoir en train de s’promener partout c’est des animaux.
Cartier: Ca du sens. Pis deuzio?
Phil: Ben te souviens-tu de c’que l’gars d’la sésurité publique a dit? que l’site c’était une affaire pis que l’parc c’en était une autre?
Cartier: Ben oui mais on a nos passeport… Quoi? Qu’est-ce que t’as à me regarder avec un air débinné de même?
Phil: Y’a des bouttes Cartier que tu fais pis tu dis des affaires de génie mais d’autres ostis d’boutte que tu résonnes comme une cloche à vache. Même si on a des passeports, Einstein, le site est fermé. On est pas supposés être icitte.
Cartier: Autrement dit on est quasiment du gibier…
Phil: On EST du gibier.
Cartier: Bon, ok, j’ai compris. Pis à part de ça, on en serait pas rendus icitte si t’aurais pas oublié la vinyenne de caméra là-bas. Einstein.
Phil: Bon, on commencera pas à s’obstiner là… On va attendre que l’char soit passé pis après on va traverser de l’autre côté.
Cartier: Attend, si on traverse de l’autre côté on va être pognés entre la piscine pis la station de métro. Pas ben ben d’place pour se cacher.
Phil: Ben par où tu veux passer?
Cartier: Par en arrière du pavillon des baigneurs, juste là. Pis ensuite on pique à travers le p’tit parc de jeu pour enfants. Regarde su’l plan; comme ça, comme ça, par là pis de même.
Phil: Ok, j’vois c’que tu veux dire.
Cartier: De là on longe le pavillon des Brasseries, on passe entre lui pis celui du Vermont pis celui du Japon est juste là.
Phil: Coudonc t’as-tu une switch pour passer de moron à génie toi?
Cartier: J’comprends pas…
Phil: Laisse faire, viens t-en.
Est-ce que Phil et Cartier vont parvenir jusqu’au pavillon du Japon? Arriveront-ils à récupérer la caméra? Gendron aura t-il de la misère avec Gaston? C’est ce que vous saurez peut-être dans le prochain épisode du Collectif des Ecureuils!!



Publié par Jeune Homme le avril 10, 2008 à 12:58
définitivement t’as une facon superbe d’écrire ! Très plaisant à lire !