Le blogue du collectif des écureuils


Ca thermopompe…
février 13, 2009, 2:22
Classé dans : Blogroll, Niaiseries quotidiennes

Gendron: Ok, y’en as-tu un qui peut me rappeller c’est quoi encore s’te patente à gosses-là?

Phil: D;après c’que Marcel m’a dit, ca s’installe comme un air climatisé sauf qu’en plusse de refroidit l’été ca chauffe l’hiver.

Gaston: Pis c’est pour ca qu’il faut faire un osti d’trou dans l’mur d’la cuisine en plein mois de février quand y fait quasiment moins soixante-quinze dehors?

Phil: Ben, c’est c’qui est marqué su’l plan. Pis de toute façon, on va faire ça ben vite; dès que l’trou est fait on crisse la patente dedans pis on beurre le tour avec du caulking.

Pinotte: Les gars, j’viens de trouver la rallonge faque on va pouvoir brancher la scie-sauteuse.

Gendron: En passant yé où Cartier? Me semble qu’avec toutte la job que y’a à faire, me semble que ce serait l’fun qu’il vienne nous donner un coup de main…

Pinotte: Cartier? J’pense que yé à l’ordi en bas en train d’écrire des niaiseries sur Facebook.

Gendron: Pas pire ça!

Phil: Sais-tu, j’aime autant avoir cartier en-bas qu’icitte.

Gendron: Mouin. Vu de même. Au moins pendant que yé sur Facebook il download pas du cul…

Pinotte: Non mais y’en écrit en cibole par exemple! Ca fait quasiment honte. A cause de lui on va toutte passer pour des ostis d’obsèdés!

Gendron: J’veux pas pisser sur ton gâteau de fête Pinotte, mais Cartier est capable de niaiser sur facebook pis de downloader du cul les yeux fermés pis les mains attachées en arrière du dos.

Pinotte: Moi, qu’il download du cul c’t'une affaire mais c’est quand il nous crisse des ostis de fonds d’écran…

Gendron: Mettons que l’dernier…

Gaston: Celle avec les qui se ??

Phil: Ok les gars cibole!

Gendron: Les qui se ? … Sacrament. J’pense que ça m’a pris trois jours juste à essayer d’enlever l’image de dedans ma tête!

Pinotte: Quand même moins que l’autre d’avant avec les filles qui se le dans une avec du

Phil: Eille c’est tu possible d’après vous autres d’arrêter d’parler des affaires de cul à Cartier? Y’a d’la job à faire icitte pis en autant que chu concerné à s’fera pas toute seule!

Gaston: Toi qui va faire le trou Phil?

Phil: Ca l’air.

Pinotte: C’est tu Rodrigue qui est dehors??

Phil: Ouais, c’est lui qui fait les trous dans l’arbre pour installer le support.

Pinotte: Pas frileux l’Rod! Il doit ben avoir les gosses remontées jusqu’en dessous des bras!

Gendron: C’est lui qui a voulu aller dehors. Comme y’a pas l’air à avoir digéré les pogos au bacon frit ben c’est mieux qu’il soit là si jamais yé malade. L’grand air va lui faire du bien.

Phil: bon tassez-vous j’vas commencer.

VRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII……vrrrr…prtttt

Gaston: Pas pire. T’as ben fait 4 pouces. Mais pourquoi t’as arrêté??

Pinotte: Maudit néno, t’as pas vu que l’courant vient d’arrêter?

Gendron: Probablement fait sauter une fiouze dans l’panneau.

Pinotte: J’vas aller voir ça en bas, ca sera pas long.

Gaston: C’est comique on entend Rodrigue digèrer d’icitte!

Gendron: Pas certain qu’il va remanger des pogos au bacon frit betôt…

Phil: J’comprends. Ca faisait ben la première fois que j’voiyais quelqu’un boire du Pepto-Bismol à même la bouteille!

Gendron: Pinotte? Pourquoi c’est faire que t’es remonté pis que tu joue su’l dessus du poêle de même?

Pinotte: Parce que y’a pu de fiouze de remplacement en-bas, faque j’viens en prendre une icitte… 10, 20 ah! Là v’là! On se sert pas des ronds d’en arrière hein? rien qu’a voir vos faces j’pense que non. Ok, je reviens tout de suite!

Gendron: On doit ben être les derniers su’a Terre à encore avoir un panneau de breaker avec des fiouzes en verre.

Gaston: Faudrais ben aller s’en chercher chez un antiquaire un de ces jo..AH! Le courant est revenu!

Gendron: Repart donc ça mon Phil!

VRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII..prtt…

VRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII..vkpttrt…

Phil: Pas facile entéka. Ok, qu’est-ce que ça donne?

Pinotte: Es-tu certain d’avoir coupé à 3/4 toi-là?

Phil: J’sais lire un plan pis m’servir d’une scie-ronde chose.

Gendron: Ok d’abord, il reste juste ce côté là pis ça va être faite.

VRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII..prtt…

VRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII..vkpttrt…

Gaston: Ok, l’bloc est coupé au complet. aidez-moi donc on va pousser dessus.

Gendron: Pousser?

Gaston: Ecoutes ben, c’t'un bloc de tronc qui fait deux pieds de large par quinze pouces de hauteur pis au moins dix pouces d’épais. On fait quoi avec si on l’rentre en-dedans?

Gendron: Ben on pourrait l’couper. On pourrait faire au moins deux-cent stoppers de porte avec ça, on les perd tout l’temps! Pis à part de ça, le pousser en bas c’est pas dangereux?

Gaston: Ben non, tu vas voir. RODRIGUE, Y’AS-TU DU MONDE EN BAS???

Phil: Au lieu de crier vas donc lui demander.

Gaston: Il nous fait signe que c’est beau. HAN< C’EST CA ROD? C’EST BEAU? OK, CE SERA PAS LONG!

Pinotte: Whooooaa! ATTENDS!

Gendron: Gnnnnnnn… presque!

Pinotte: Les gars ARRETEZ!!!

Gendron: QUOI?

Pinotte: Rodrique nous fait des grands signes de bras pour nous dire d’arrêter d’pousser!

Gaston: Ben là. un peu trop tard, le morceau vient de crisser l’camp en-bas…

Gendron: V’la Rodrigue.

Rodrigue: Burp. Pardon. Les gars cibole, j’vous ai fait signe de pas pousser! Pas pour rien!

Gaston: Ben c’est quoi l’problème??

Gendron: Attendez, j’vas regarder en-bas… Oooooooooh cibole!

A suivre…



Questions foireuses
décembre 17, 2008, 2:25
Classé dans : Blogroll, Niaiseries quotidiennes

Q: Y’a une certaine Julie qui nous demande si c’est vrai qu’on va sur eBay.

R: You bet! Pis pour le prouver, v’la notre compte:

http://myworld.ebay.com/bunch_of_squirrels

***

Q: On a Josianne qui nous demande si c’est vrai qu’on accepte n’importe qui comme amis sur Facebook.

R: En fait c’est l’monde qui nous acceptent comme amis qui acceptent n’importe qui, pas pareil.

***

Q: Y’a un pervers qui veut savoir c’est quoi les sites de cul à Cartier.

R: Eille chose, les bookmarks de Cartier font à peu près six pieds de long, penses quand même pas qu’on va mettre ça icitte!!

***

Q: Nathalie nous demande dans quel parc on reste.

R: No way, des plans pour qu’on soit pu capables de sortir sans avoir des flashs de paps, des demandes d’autographes pis d’autres bébelles de même. Y’a déjà ben assez de l’Apitchoucaflac pis d’la Mère Indigne qui l’savent c’est ben assez!

***

Q: Un autre pervers nous demande si c’est vrai qu’on a déjà été au Yulblog, qu’on sait c’est qui la celle qui se promène pas de bobettes pis une autre question pas rapport su’l sujet.

R: Oui, oui, brésilienne.

***

Q: Annie (merci pour la photo) nous demande si notre affaire facebook c’t'une joke.

R: Nope. Clique dessus la patente pis tu vas voir. Si tu viens pas nous voir là tu manques de quoi.



Youhou!
septembre 13, 2008, 10:59
Classé dans : Blogroll

Pas croyable. Dès qu’on s’installe les pattes dans l’sable, il faut toujours qu’on recoive des messages qui nous demandent si on est encore vivants. Non mais c’est quand même l’fun de savoir que y’a autant de monde qui s’inquiètent de nous autres!! Ca l’air aussi que y’en a ben de vous autres qui se sont inquiets à propos des ouragans, de peur qui nous arrive de quoi. Oui on en a rencontré un ouragan mais on s’rappelle pu son nom par exemple. Ben cool, ben correct. Y’a pris deux bières pis un gin au bar pis il s’en est retourné on sait pas où.

Faque comme c’est là on est revenu dans notre arbre. Ca été un peu difficile d’entrer parce que y’avait comme soixante-quinze boîtes de pizz à sortir mais à part ça tout est beau. Gaston s’est pas trop ennuyé j’cré ben. Ah oui, pis on avait une pile, quin, de même de factures aussi mais on a une bonne déchiqueteuse pour ça pis on est toujours ben bons pour faire nos innocents quand y’appellent icitte.



En vacances!
août 18, 2008, 4:15
Classé dans : Blogroll

Y’a du monde qui se demandent si on est encore vivants. You bet! La seule affaire c’est qu’on est en vacances là oussé que y’a pas de tivi, pas de radio, pas d’internet, juste la vinyenne de paix (pis d’la plage pleine de belles tites filles avec comme pas grand chose su’l dos aussi). Comme c’est là on vous écrit ça à partir d’une napkin qu’on a donné à la fille d’la réception de l’hôtel qui l’a répété mot pour mot à B52 (la gang de canards) qui eux autres l’ont texté avec leur cell à Gaston (qui est pas venu avec nous autres parce qu’il s’est cassé la gueule dans les marches dans l’arbre) qui l’a retapé icitte.

On s’en revient bientôt!

La gang



Avancez en arrière: DERNIERE PARTIE!!!!
juillet 20, 2008, 4:23
Classé dans : Blogroll, Récit: Voyage temporel

*FWIIIIIIIIIIIIIIISHHHHH*

Phil: Bon, v’la notre premier pit-stop, exactement comme Phil nous avait dit.

Gendron: Eille, c’pas pire, on est rendus dans l’pavillon des Etats-Unis!

Cartier: Coudonc c’tu une joke ça? On a avancé de quoi, cinq minutes?

Marcel: Un peu plus que ça! Vous êtes rendus en mai 76.

Phil: Marcel, c’est tu normal que ta bébelle sente le chauffé?

Marcel: Laisse-moi penser à c’qui pourrait faire ça…

Phil: Ok là ça commence à chauffer pas mal là, pis ça sent même le brûlé!!

Marcel: Ok, je l’ai, c’est le convertisseur de résonnance. C’est comme un plaque mince en-dessous de l’appareil. T’as juste à la décliper, de toute façon c’est pu une pièce essentielle. Faut juste que tu…

Phil: Je l’ai enlevée!

Marcel: Comme j’m'en allais te dire, faut juste que tu flippes la p’tite switch en-dessous pis le problème va être rêglé.

Gaston: C’est pas grave, Phil l’a câlissé dans les poubelles…

Marcel: Shit. Phil t’as pas fait ça?!?!?!??!?!?!?

Phil: Ben tu m’as dit que c’était pu utile…

Marcel: J’t'ai pas dit de câlisser le morceau aux poubelles vinyenne!

Gendron: Parlant de poubelle avez-vous vu la boucane qui sort de là??

Phil: Marcel, ca s’peux-tu que ta patente puisse mettre l’feu dans poubelle?

*FWOOOOOOOOOOOOOOOOOOMP*

Cartier: Oh cibole!!

Marcel: Sortez l’morceau de là avant que l’feu pogne!

Gendron: Marcel: C’est parce que y’a une flamme d’a peu près douze pieds qui sort d’la poubelle!

Marcel: Do..Douze pieds? Ok, ca peut chauffer mais de là à faire une flame de… douze pieds!!?!?!

Gaston: Erm, on repart tu ben vite là? Parce que l’feu est en train de pogner solide icitte!!!!

Marcel: Ce sera pas long vous êtes en réalignement!

Cartier: Marcel, tu peux-tu accélérer ton alignement un ti-peu plus vite, parce que pour être ben franc ça commence à faire peur en ostie!

Gendron: Keuff keuff, regardez les gars, c’est rendu jusqu’a l’acrylique!!

Gaston: Cibole si ca continue comme ça c’est l’pavillon au complet qui va y passer!!!!!

Phil: Koff!! Marcel c’est rendu un sacrifice de brasier icitte!!!

Cartier: On commence à étouffer pis y fait chaud en taboire!

Marcel: OK LES GARS VOUS REPARTEZ!!!!!!!

*FWIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIISHHHHHHH*

*FWOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOMP*

Phil: Eille on est revenu à la Place des Nations!

Cartier: Ouais mais on est pas en 67, ni en 76 pis encore moins en 2007… D’après moi on doit être comme en 2075 ou une affaire de même!

Gendron: Cartier a peut-être raison, regardez autour comment toute est décrissé, toute en ruines!

Gaston: Fait un peu mal au coeur de voir ça de même, surtout qu’on l’a vu dans son “prime” v’la pas tellement longtemps!

Phil: C’est drôle que Marcle nous contactes pas…

Gaston: On s’est peut-être fait garrocher trop loin dans l’futur pis y peut pas nous répondre parce que yé mort…

Phil: Phil? Phil tu nous entends-tu?

GRUIIIIIIIIIISHFRZZZZZRTPHTTTT

Phil: Rien que d’la statique… Pis les deux lumières de l’appareil sont rouges…

Cartier: En fait, y sont en train de s’éteindre, regarde.

Gendron: Les batteries sont mourrues, le ciel est plein de gros nuages ben noirs, y’a un p’tit vent sec, la place est en ruines ben raide pis si on est en 2075 on est peut-être les dernières affaires vivantes su’a Terre…

Gendron: Si on est les dernières affaires qui restent et pis que y’a pu rien à manger, ce serais-tu possible de pas être mangé en premier?

Pinotte: Veux-tu ben t’calmer Gendron!

Phil: Pinotte? Allô?!? Comment ca s’fait qu’on t’entend clair de même si les batteries sont mortes??

Pinotte: Parce que Rodrigue pis moi on est juste en arrière de vous autres…

Phil: Mais…

Gaston: Quossé vous faites là???

Pinotte: Parce que vous êtes pas en 1075 bande gnochons, vous êtes en 2007.

Rodrigue: Coudonc Gaston, t’as-tu passé dans un blender? Une grosse catin su’l boutte d’la queue, un paquet de bosses su’a tête, des patchs de pouèl qui manquent…

Phil: Marcel le sait tu qu’on est icitte?

Pinotte: Yup, c’est lui qui nous a dit de venir vous chercher icitte. Faque venez-vous z-en, on a commandé d’la pizza pis du poulet BBQ.

EPILOGUE

Faque c’est comme ça qu’on est revenus chez nous, dans notre parc, dans notre arbre pis dans nos bébelles. Pas longtemps après être revenus Phil est descendu dans l’sous-sol pis yé remonté avec une hache. Pendant que Marcel s’est caché en dessous de l’armoire, Phil a décrissé son ostie de machine en tellement de morceaux qu’il pourra même pas faire un toaster avec. Juste pour être certains on a passé les plans dans l’shredder (on sait jamais). Gaston est allé chez l’vet pour se faire arranger la queue, les bosses pis l’pouèl. Le plus drôle, pis le plus surprenant aussi, c’est Cartier. Y’a ben passé une semaine complète sur internet à chercher on sait pas quoi. On pensait que c’était du cul mais c’était pas ça pantoute. On a pas compris trop trop. Pis par un bon matin on l’a vu aller glisser une lettre pis une photo de nous autres dans une enveloppe qu’il est allé mettre dans boîte à malle su’l coin.

Osaka, Japon.

Par un matin tranquille, le facteur du quartier Tondabayashi s’est arrêté devant une maison. Il a sonné à la porte afin de remettre une lettre en mains propres au destinataire; une certaine Ryoko Sinto, 65 ans. Elle a remercié le facteur et refermé la porte. Assise dans son salon, elle a observé l’enveloppe en essayant de deviner qui pouvait bien lui envoyer une lettre du Québec. Elle en extirpa la photo sur laquelle se trouvait une groupe d’écureuils dans un parc lui envoyant la main. Puis elle a lu la lettre. Cartier aurait peut-être pas dû écrire à la plume. L’encre barbouille quand des larmes tombent dessus.

FIN



Avancez en arrière: Trente-et-unième partie
juillet 14, 2008, 2:17
Classé dans : Blogroll, Récit: Voyage temporel

Marcel: Les gars? C’est quoi qui vient de s’passer?

Phil: Correct Cartier?

Cartier: Top shape mon Phil, on recommences-tu?

Marcel: J’comprend pas…

Phil: C’est correct Marcel, en descendant dans l’tuyau on a glissé pis là on vient de sortir par la trappe. On a revolé dans des gros herbages cinq fois hauts comme nous autres.

Marcel: L’appareil?

Cartier: Yé correct. Toujours deux lumières vertes.

Marcel: Fiou! Ok, là j’veux vraiment pas vous stresser mais va falloir vous grouiller.

Phil: Combien de temps?

Marcel: 39 minutes.

Cartier: Ok, autrement dit dès qu’on retrouve Gaston pis Gendron on s’tient ensembles, on “prend une photo” pis that’s it, c’est ça?

Marcel: … Euh, théoriquement. Ouais, c’est ça.

FWEEEEPTEDEDIDEDOOO

Pinotte: En tout cas les gars on est content de savoir que vous allez arriver betôt!

Phil: Pinotte? Veux-tu ben m’dire oussé que Rodrigue pis toi étiez?

Pinotte: Difficile à dire, vous autres vous avez des pavillons pis toutte, nous autres on a des flaques de bouette pis des arbres…

Marcel: Les gars, vous êtes en train de bouger au moins?

Phil: Yep, on est en train de longer le pavillon des Baigneurs en quatrième vitesse comme c’est là…

Marcel: Faites-vous pas pogner parce que c’est pas l’temps!

Phil: C’est correct Phil, y’a pas personne. Pour moi ça doit être le changement de shift pour tout l’monde icitte ou quelque chose de même.

Pinotte: Marcel, pourquoi faire qu’on pouvait pas émettre pendant un boutte pis ensuite on l’pouvait?

Marcel: Parce que l’appareil est un peu comme un relais de transmission. Vous pouvez toujours entendre mais vous pouvez émettre seulement si vous vous trouvez à peu près à la même place que la gang en 67.

Pinotte: Ah ok, quand on a été capable d’émettre tout à l’heure quand Phil pis Cartier étaient dans l’pavillon avec l’ostie de suisse, nous autres on étaient en-dessous d’la patente à Calder. J’imagine que c’est ce qui a fait comme une antenne?

Marcel: Ca rien à voir, c’est parce que la statue de Calder, dans l’temps de l’Expo, était à peu près là où est-ce que y’a l’pavillon du Japon.

Pinotte: Ah ok, y’ont dû la déménager plus tard. Là j’comprend!

Phil: Ok, on vient de finir de longer l’pavillon des Baigneurs mais là on vient de crisser les brakes!

Marcel: Comment ça?

Phil: Y’a un char de surveillance un p’tit peu plus loin, on veut juste savoir c’qui va faire…

Marcel: Il vous a pas vu?

Phil: Non, non. On est carrément dans les buissons.

Cartier: C’est l’fun, on entend leur radio d’icitte. Trop drôle, c’est pour ça qu’on voit presque pu personne d’la sécurité.

Marcel: J’comprend pas…

Cartier: Ben oui, y sont en train de parler du pavillon du Japon… Y disent que y’ont pognés un suisse avec les bras dans les airs dans cuisine. Hu hu!

Phil: Ok parfait, le char s’en va… Ok Cartier, let’s go!

Cartier: Quin, on voit la boule des Etats d’icitte!

Phil: Ca veut dire qu’on est pu ben loin…

Marcel: Voyez-vous Gaston pis Gendron?

Phil: Pas encore.

Cartier: C’est drôle, me semble que c’était pas loin du bassin en bas qu’on les avait laissé…

Phil: Es-tu certain?

Cartier: Ben il me semble, la fontaine du pavillon des Etats est là, le gros arbre… Ben oui.

Phil: Mais oussé qu’y sont?

Cartier: Aucune idée…

Marcel: Venez pas m’dire que vous trouvez pas Gendron pis Cartier!!!!!

Phil: J’comprend pas mais pas pantoute!

Siffleux: Psst!

Cartier: ??

Siffleux: Restez pas proches des pavillons comme ça vous allez vous faire pogner.

Cartier: En fait c’est parce qu’on cherche deux de nos chums pis c’est ben important qu’on les retrouve…

Siffleux: Ah oui… [soupir] J’penses savoir de qui vous voulez parler. Suivez-moi.

Phil: tu sais ou est-ce qu’y sont nos deux chums?

Siffleux: Yup. Sont pas ben loin. En tout cas y nous ont donné tout un osti de show c’te nuitte!

Phil: Un… show?

Siffleux: Tout un à part ça. Quin, y sont juste derrière la grosse roche.

Phil: Veux-tu ben m’dire…

Cartier: Ben câlisse j’ai mon osti de voyage!

Gendron: LES GARS!!! Ahhh cibole que chu donc content de vous voir!!! Mon bâton est rendu toute magané à force d’avoir fessé su’l crâne à Gaston!

Cartier: Sacrafaire m’as-tu vu l’bâton? Combien de coups tu lui as donné?

Gendron: Je l’sais pu, j’ai arrêté de compter après le vingt-cinquième…

Phil: Somnanbule à ce point là?

Gendron: J’te ments pas c’était rendu un osti de show!

Cartier: Ouais, c’est c’que l’siffleux vient de nous dire…

Phil: Faque Gaston t’a tenu pas mal occupé!

Gendron: Un p’tit peu plus que je l’aurais souhaité…

Phil: Ben là on a une bonne nouvelle. On est prêts à repartir en 2007!

Gendron: Tu m’bouleshittes pas toi-là, hein?

Phil: Regarde les lumières.

Gendron: Marcel vous l’a confirmé?

Marcel: Tout est beau Gendron. Il vous reste juste à vous serrer pis à peser su’l bouton. Le siffleux est parti? Parce qu’on veut pas avoir de témoins.

Phil: Non c’est beau, y’a l’air à être parti s’coucher.

Marcel: Parfait.

Phil: Ok Marcel, c’est quoi qui va s’passer quand j’vas peser su’l piton? On se ramasse dans cuisine?

Marcel: Je l’espère les gars.

Phil: Comment ça tu l’espère?

Marcel: La ré-insertion temporelle est un p’tit peu plus compliquée que l’extraction. Pour être certain que l’appareil va vous replacer exactement au bon endroit au bon moment, l’ordinateur doit faire un genre de pit-stop temporel pour recalculer la ré-insertion. A ce moment-là vous allez ré-apparaître en quelque part sur le site mais pour seulement 10 ou 20 secondes. Une fois le calcul fait, vous repartez pis aboutissez icitte en 2007.

Phil: Y’a tu quelque chose qu’on doit faire?

Marcel: Rien. Restez ensemble pis toutte devrait ben aller.

Cartier: Ah quin, v’la Gaston qui sort des vapes!

Gaston: Ayoye.

Phil: Ca va Gaston?

Gaston: Mal à tête, mal au ventre, mal au cul pis c’est comme si j’avais la yeule pleine de poivre! J’penses que j’en ai manqué des bouttes moi-là.

Cartier: C’t'une ben longue histoire, on te racontera les parties 19 à icitte plus tard.

Gaston: Ok, pis là on fait quoi plantés de même?

Gendron: On s’en chez-nous vieux. On s’en va chez nous!

Phil: Regardez les gars, le soleil est en train de se level…

Gendron: Cibole que c’est beau avec tous les pavillons…

Cartier: Rien qu’a penser qu’y vont toute crisser ça par terre… Ben pour dire comment y peuvent être épais, hein?

Phil: Cartier? Es-tu correct?

Cartier: Ouais… C’est juste que… J’aurais aimé ça pouvoir dire un p’tit merci pis un p’tit au revoir à Hideko avant de partir.

Gendron: C’est vrai qu’elle nous a pas mal aidé. Sans son aide on aurait jamais été capable d’être icitte pis pouvoir s’en retourner chez nous!

Phil: Cartier, t’as les yeux pleins d’eau, t’es pas en train de…

Cartier: J’ai quelque chose dans l’oeil!

Marcel: Ok les gars, tout est prêt de mon côté. Phil, il te reste juste à peser su’l piton.

Phil: Prêts les gars?

Gendron: Vas-y mon Phil. C’est juste de valeur qu’on ait pas pu tout voir.

Phil: C’est parti!

*CLICK*



Avancez en arrière – Trentième partie
juillet 4, 2008, 2:16
Classé dans : Blogroll, Récit: Voyage temporel

Cartier: C’est quoi c’te bruit-là?

Phil: J’sais pas, ça l’air à venir de la genre de p’tite dépense qui est là…

Cartier: Envoye-donc ta lumière par là pour voir…

Suisse: AHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!

Phil: Wô un suisse!!!

Suisse: Z’êtes-tu malades? Mettez-moi pas c’te câlisse de patente là dans face!

Cartier: Comique, quand y parle on dirait Bobinette su’ l’hélium!

Suisse: Pis toé, oussé que t’as pogné ton sens de l’humour? Dans une boîte de Cracker Jacks?

Cartier: Encore mieux, un suisse qui parle comme Bobinette su’ l’hélium pis qui a une attitude…

Phil: Ok Cartier, ça va faire. Bon, c’est quoi que tu fais icitte toi?

Suisse: Ben quoi, un suisse a pas l’droit d’aimer l’chinois?

Cartier: Ca lâche pas, un suisse qui parle comme Bobinette su’ l’hélium, qui a une attitude pis qui est nul en géo… T’es dans l’pavillon du Japon maudit newfie!

Suisse: Dis-moi donc l’mongol à batteries, ça te tenterait pas de tomber en panne??

Phil: Parles-nous pas de ça ok? On en a assez entendu d’même avec les batteries.

Suisse: Ok d’abord, tu veux-tu que j’te parles des mongols? J’en ai tout un osti de spécimen drette icitte, ça va être facile. Pis à part ça c’est quoi que vous autres vous faites icitte? Parce que si vous êtes venus pour la bouffe ça va aller mal parce que j’étais icitte avant vous autres.

Cartier: Ecoutes ben l’morpion, nous autres on a été engagés directement par le service de sécurité de l’Expo justement pour surveiller les p’tits crittés dans ton genre qui s’promènent là oussé que y’ont pas d’affaire la nuitte.

Suisse: Oooh que j’ai peur! Regardes comment j’shake! Me semble que vous êtes engagés par l’Expo…

Cartier: Tu m’crois pas? Ok, humhum, agent Phil, contactez-moi donc le sergent Marcel. (wink wink)

Phil: Le sergent..Mar.. Ah oui oui. Ha-hum, sergent Marcel me recevez-vous??

Marcel: C’est quoi que y’a, pas moyen d’aller aux bécosses deux minutes?

FWEEEEEDELIDELOOOOOP

Pinotte: Agents Cartier et Phil, c’est quoi votre position?

Cartier: Oui Chef, on est dans l’pavillon du Japon, Chef!

Pinotte: Avez-vous trouvé l’esti de fendant de suisse à marde qui parle comme Bobinette su’ l’hélium, qui a une attitude pis qui est nul en géo?

Cartier: [Hésitation] Pas encore Chef mais y’a de quoi qui m’dit que yé pas ben ben loin.

Pinotte: Excellent, si jamais vous l’pognez vous savez quoi faire avec, hein?

Cartier: Oui Chef, on l’emmène au QG au PC pis on l’questionne avec le “bottin, ensuite c’est l’intromission avec les ustensiles de cuisine pis après ça on l’câlisse dans un embalage-cadeau qu’on envoye aux chats du Port de Montréal en face.

Pinotte: Ok, tenez-moi au courant si vous le voyez.

Suisse: [Avale]

Cartier: 10-4 Chef, over and out!

Phil: Ok l’suisse, on va faire un deal avec toi, tu nous dis par oussé que tu rentres pis y’a peut-être des chances, PEUT-ETRE, qu’on te laisse aller. Pis tu peux baisser les bras.

Cartier: Non non agent Phil, c’est correct j’trouve. Garde-les en l’air tes p’tites baguettes le smatte. Envoye, shoot, par oussé que tu rentre?

Suisse: Par…par…par…la chèsseuze…

Cartier: Quossé t’as dis? J’comprends rien quand tu parles pis que tu chies dans tes culottes en même temps!

Suisse: Par le tuyau de..de..de la chèsseuze…

Cartier: Ah ben, regardez donc ça si c’est intéressant ça agent Cartier, je suggères qu’on ailles voir ça de suite!

Phil: Maudite bonne idée ça.

Cartier: Toi l’suisse tu restes là pis garde-moi tes p’tites baguettes ben haut. Si jamais t’essaye de t’sauver nous autres on avise les patrouilles dehors. Capiche?

Suisse: C’est cool au boutte! Pas de troubles icitte mon homme!

Phil: Cartier, avec un peu de chance le tuyau pourrait être juste assez gros pour passer avec la caméra.

Cartier: Pas pire son truc au p’tit verrat, regarde comment il s’est amanché ça en arrière…

Phil: M’as dire comme toi, pas bête pantoute. J’vas monter pis passe-moi l’appareil, on va voir ce que ça donne. Humpf! Ok, là j’tasse le boyau… Ok, passe-moi donc ça voir!

Cartier: Attention!!

Phil: Ok, je l’ai!

Cartier: Qu’est-ce que ça l’air?

Phil: C’est parfait mon Cartier, ça passe correct. J’vas descendre avec pis toi t’as juste à m’suivre.

Cartier: Ok vas-y, chu juste en arrière!

Phil: L’affaire c’est juste que y faut y aller mollo parce que ça descend raide.

FWOOOOOPTEDIDOOO

Marcel: J’en ai manqué un p’tit boutte pendant que Pinotte vous a appellé. Oussé que vous êtes rendus là?

Phil: Calvaire Marcel c’est pas l’temps!

Marcel: J’veux ben croire mais vous êtes rendus à 44 minutes.

Phil: Regarde Marcel, Cartier pis moi on est dans un tuyau de sècheuse avec ton osti de kodak, on a assez de distractions comme c’est là!

Marcel: …

Phil: Marcel?

Marcel: Non non, c’est beau, j’viens juste de m’servir un verre de cognac. C’est c’qui m’empêche de pogner des ulcères en vous écoutant.

Cartier: Phil…PHIL!!!!! EILLE PHIL!!!! WOUPPSSE!

Marcel: Les gars? Eille les gars c’est quoi qui s’passe?

Bon, quossé qui vient de s’passer encore? C’est ce que vous allez savoir dans le prochain épisode!!



Avancez en arrière: Vingt-neuvième partie
juin 29, 2008, 1:52
Classé dans : Blogroll, Récit: Voyage temporel

Marcel: Les gars??

Phil: Ayoye, mes oreilles! Marcel câlisse tu peux-tu te slaquer le criard deux minutes? C’est encore Cartier qui l’a encore eu en plein dans les orei… Eille minute! Comment ça s’fait que ta patente marche? J’pensais que la statique l’aurait toute déconcrissé??

Marcel: Je l’sais pas, tout ce que j’sais c’est quiy vient d’avoir tout un spike d’énergie dans l’appareil. Peut-être que la décharge de statique a fait le contraire de ce que j’pensais…

Phil: En tout cas tes deux lumières su’l côté sont vertes ben raide.

Marcel: Wô! Vertes tu dis? Toutes les deux??

Phil: C’est c’que j’viens de t’dire me semble…

Marcel: Shit.

Phil: Ok, ça c’t'un “shit” qui va dans quel sens ça??

Marcel: Ok menute. Cartier pis toi vous êtes encore dans l’pavillon du Japon, c’est ça?

Phil: En autant qu’on sache, ouais.

Marcel: Gaston pis Gendron sont où??

Phil: Y sont restés pas loin du pavillon des Etats, pourquoi?

Marcel: Shit shit…SHIT!!!

Phil: Ok, ca va faire avec tes “shit” là ça sent la marde jusqu’en 67 comme c’est là. C’est quoi l’osti de problème encore?

Marcel: Phil, vous avez exactement 60 minutes pour sortir de là et pis trouver Gendron et Gaston.

Phil: Sinon la machine part, ça détraque pis on a un ticket première-classe pour le néant, oui oui, j’me souviens de ça.

Marcel: Une heure Phil. Ok?

Phil: Facile pour toi de dire ça, t’es juste assis devant ton écran en train de manger des chips pis vider l’fridge de limonade. Pas toi qui est pogné dans un pavillon que tu connais pas en pleine nuit.

Marcel: Par oussé que vous êtes rentrés?

Phil: Par un p’tit shaft de ventilation, pourquoi?

Marcel: Ben oui mais câliboire de nonos, ressortez par là!!

Phil: La trappe est à trois pieds au-dessus du lavabo chose pis y’a rien pour monter là.

Marcel: Ben va falloir que vous trouviez un moyen, t’as pas l’choix. Tu pourras pas m’envoyer de cartes postales du néant tsé.

Phil: Ca ça, énerves-moi encore plus… CARTIER FAUT QU’ON DECRISSE AU PC!!

Cartier: Ben oui cibole, pas obligé de crier de même…

Phil: L’appareil qui se remet à marcher, toi qui s’met à entendre… Manque juste de sortir d’icitte pis de trouver les deux autres en-dedans d’une heure pis on a la trifecta.

Cartier: Pour moi c’est l’deuxième coup de klaxon, sauf que là j’t'ai un osti de mal de bloc…

Phil: Bon, d’après toi ca passes-tu dans le shaft? Des fois qu’on serais capables… Eille Marcel?

Marcel:57 minutes.

Phil: Pas ça que j’veux savoir osti de gnochon, pourrais-tu garder la lumière de ton appareil allumée pour qu’on puisse voir si ca passe dans l’shaft?

Marcel: Pas de troubles.

Cartier: Ca passeras pas.

Phil: Comment tu dis?

Cartier: Ca passeras pas, le trou est pas assez gros pour le kodak.

Phil: Ok Marcel, on va trouver une autre place pour sortir.

Marcel: Pis tu vas te fier au pif de Cartier de même?

Phil: Eille chose, quand Cartier dit que quelque chose passera pas dans un trou tu peux être câlissement certain que ça passera pas.

Marcel: Tant qu’a ça, c’est lui l’expert hein?

Phil: Ok, on va aller checker ailleurs dans la cuisine.

*KARBLONG CLING CLANG KARKLANG*

Phil: Cartier, j’penses qu’on est pas tout seuls…

A suivre dans le prochain épisode du Collectif des Ecureuils!



Avancez en arrière: vingt-huitième partie
juin 22, 2008, 12:53
Classé dans : Blogroll, Récit: Voyage temporel

Cartier: C’EST QUOI ÇA TABARNAK? UN TRAIN?

Phil: On dirais ben en tout cas…

Marcel: Y’a tu quelqu’un qui va enfin me répondre ciboire??

Phil: Marcel??

Cartier: QUI?

Marcel: Enfin ça déniaise! Coudonc sacrament c’est que vous faites batinsse, ça fait j’sais pas combien de temps que j’essaye de vous rejoindre!

Phil: C’est tu ton osti de caméra qui vient de beugler comme un craird de train de même?

Marcel: Quossé tu veux que j’te dises? Vous répondiez pas faque j’ai fait aller le klaxon d’alarme une couple de fois…

Phil: C’est parce que viens de lâcher ça dans les oreilles de Cartier, y’était juste à côté…

Marcel: Je l’savais-tu moi? Pis à part de ça, c’est quoi que vous faisiez cibole pour que vous répondiez pu?

Cartier: CA PUE?? NON PANTOUTE, ON VIENT DE SORTIR D’LA SÈCHEUSE PIS ON SENT PAS MAL BON!

Marcel: C’est quoi c’te patente de sècheuse là?

Phil: On vient de faire un tour de sècheuse, c’t'une longue histoire…

Marcel: J’vous suis pas… Allez-vous finir par me dire ce qui s’passe?

Phil: C’est à cause de moi. Quand on est reparti du pavillon tout à l’heure j’ai oublié la camèra icitte…

Marcel: Pis évidemment vous vous en êtes rendus compte une fois rendus dehors.

Cartier: DU PORC?? PANTOUTE, ON A MANGÉ DU RIZ AVEC DU POISSON!

Marcel: Ca te dérangerais-tu de lui demander d’arrêter de crier un peu chose?

Phil: Facile à dire, c’est pas toi qui a mangé le coup de klaxon dans les oreilles.

Cartier: PAS PAREIL, NON! CA GOÛTAIT PAS LA MÊME AFFAIRE MAIS C,ÉTAIT BON EN CÂLISSE!!!

Marcel: *soupir* Pis là c’est quoi vous avez fait une fois que vous vous êtes rendus compte que vous aviez laissé la caméra dans l’pavillon?

Phil: On a voulu revenir icitte faque on a passé le long du pavillon de baigneurs mais on s’est accidentellement ramassés dans les douches pis là y’a des hôtesse toutes nues, flambettes toi chose, qui nous ont pris pour des bouteilles de savon fancy mais on a réussis à s’en sortir pis là y’a un rat qui bouffait dans les poubelles qui nous a montré un shortcut pour rentrer dans l’pavillon mais l’ostie de trappe par où il nous a dit de rentrer nous a faite retomber dans le lavabo plein de vaisselle sale pis là pour pas s’faire pogner par les deux japonaises qui faisaient l’ménage pis toutte on s’est cachés dans un chaudron mais on s’est ramassés à faire un tour de lave-vaisselle pis après on s’est cachés dans une pile de linge pour pas qu’y nous voient mais y’ont câlissé toutte le linge dans la laveuse à linge pis ensuite y nous ont foutus dans la sècheuse oussé qu’on a faite une méchante ride pis quand on a réussi à sortir y faisait noir faque on voyait pratiquement rien pantoute pis Cartier s’est ramassé à côté de ton ostie de caméra pis c’est là que t’as fait aller ton sacrament de klaxon. On est rendus là.

Marcel: …

Phil: Marcel?

Marcel: Non ok, c’est beau. Ca fait rien que confirmer ce que j’pensais…

Cartier: DE L’ANGLAIS?? NON LES BELLES TITES FILLES C’TAIT DES JAPONAISE FAQUE Y PARLAIENT EN JAPONAIS…

Phil: Pis c’est quoi tu pensais Marcel?

Marcel: C’est pas deux minutes qu’on peut vous laisser cibole, c’est deux secondes.

Cartier: PAS BLONDES NON, Y’AVAIENT LES CHEVEUX NOIRS. LES JAPONAISES ONT TOUJOURS LES CHEVEUX NOIRS SINON C’EST TEINDU!

Marcel: Phil, tu pourrais pas pogner un bout de papier, kek chose, pis lui écrire d’arrêter de crier??

Phil: Marcel, y fait noir comme toutte icitte, j’mets ma main devant ma face pis j’la vois même pas.

Marcel: Attend j’vas allumer la lumière de la caméra.

*FUITCH*

Phil: Ah, pas mal mieux de même. On peux-tu ajuster la lumière?

Marcel: Y’a un piton bleu juste sur le côté gauche, tu peux l’tourner pour la mettre plus ou moins forte.

Phil: Celui-là… *clic* *SNIKETT*

Marcel: Non, celui de gauche, là tu viens de gosser celui de droite pis tu viens de prendre une photo.

Phil: J’savais pas que ton appareil-photo pouvait prendre des photos. Wow! Ah ben coudonc, ça va nous faire un souvenir de 67. En tout cas Cartier y’a l’air perdu en osti la-dessus! Haw haw! Bon attend un peu j’vas peser sur celui de gauche. *FWITTCH* Ahhhhhh là c’est mieux!!

Marcel: J’viens de penser à de quoi tout d’un coup. Vous m’avez dit que vous aviez faite un tour de sècheuse tantôt?

Phil: Ouais. Pourquoi?

Marcel: Bon on a été chanceux.

Phil: Comprend pas?!

Marcel: Vous êtes probablement bourrés de statique comme c’est là. Encore chanceux que la machine a pas busté quand t’as touché les boutons.

Phil: Pourquoi, ça peut sauter??

Marcel: Non, mais c’est que la statique peut endommager l’électronique en-dedans.

Phil: Pis c’est quoi qu’il faut faire pour se débarasser de ça?

Marcel: Ben trouves-toi de quoi en métal pis touches-y. Une poignée de porte, une patte de chaise. N’importe quoi ça pas d’importance, pourvu que ce soit en métal. Après ça tu vas pouvoir toucher à l’appareil sans problème.

*FKWRIIIIIIIITZZZZZZ*

Cartier: OUCH CIBOIRE!!

Phil: Oh calvaire. Marcel??

*FWEEEKTZIIZZZZZZ*

Phil: MARCEL????

*FKWRIIIIIIIITZZZZZZ*

Phil: Cartier, dis-moi pas que tu viens de toucher à la machine?

Cartier: SANDRINE? CONNAIS PAS DE SANDRINE. PIS A PART CA’ J’VIENS DE POGNER UN OSTI DE CHOC DE STATIQUE APRES C’TE CÂLISSE DE KODAK-LA’ C’TU L’TEMPS DE M’POSER C’TE GENRE DE QUESTION LÀ??

Phil: Tabarnak… MARCEL??

*FKWRIIIIIIIITZZZZZZ*

Phil: Bon astheure qu’on voit de quoi m’as ben pouvoir trouver un crayon pis du papier… AH! C’est pas gros mais ça va faire l’affaire…

SCRITCH SCRITCH SCRITCH SCRITCH SCRITCH SCRITCH

Phil: Quin Cartier, lis moi ça!

Cartier: BEN OUI MAIS JE L’SAVAIS-TU MOI QUI FALLAIT PAS QUE J’Y TOUCHES????

SCRITCH SCRITCH SCRITCH SCRITCH SCRITCH SCRITCH

Cartier: COMMENT ÇA POGNÉS ICITTE??

SCRITCH SCRITCH SCRITCH SCRITCH SCRITCH SCRITCH

Cartier: LA MACHINE MARCHE PU PARCE QUE J’Y AI TOUCHÉ?? FACILE DE ME METTRE ÇA SU’L DOS!

FWOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNK BLUIP BLUIP BLUIP



Avancez en arrière : Vingt-septième partie
juin 11, 2008, 3:43
Classé dans : Blogroll, Récit: Voyage temporel

Phil: Cartier?

Cartier: Ouch… Quoi?

Phil: Correct?

Cartier: Chu étroudi comme la bâtard, j’ai chaud pis j’ai mal partout… A part ça c’est le bonheur total. Pis toi?

Phil: Même affaire… Me semble qu’on a assez eu de la laveuse à vaisselle qu’on avait pas besoin d’un ride laveuse-sècheuse…

Cartier: C’est l’spin cycle dans laveuse qui a été l’plus roffe j’pense.

Phil: Ouin, c’tait pas une cinécure icitte non plus. Bon là faut sortir.

Cartier: J’veux ben mais est où la porte? Tu vois-tu de quoi toi?

Phil: Pas plus que toi…

Cartier: Me semble que y’auraient pu faire comme dans un poêle un bedon un fridge pis mettre un lumière… Ou est-ce qu’elle est la porte?

Phil: On va pognasser tout ce qu’on trouve, on va ben finir par trouver une clanche jamais j’cré ben!

Cartier: Pas évident… Bon icitte c’est du linge, encore du linge… Attends donc un peu j’vas voir icitAAAAAAIIIEEEE!! TABARNAK!!

Phil: Scuze Cartier, non mais sérieux là j’ai pas fait exprès de t’pogner l’cul. J’savais même pas que t’étais là chose!

Cartier: Ben non tsé!

Phil: Pense quand même pas que… Cartier?

Cartier (écho): Chu de l’autre bord. Osti.

Phil: Quossé tu fais là?

Cartier: Pas de danger de me faire pogner l’cul icitte pendant que tu “fouilles”…

Phil: Maudit comique. C’t'un accident taboire. Maudit comique…

Cartier: Comique peut-être mais comique avec une réputation.

Phil: Oui oui, ça on l’sait que t’as une réputation. Bon, j’pense que j’ai trouvé de quoi icitte.

*KARKLICK*

Cartier: T’as trouvé la porte?

Phil: J’pense pas, on dirait davantage un genre de shaft qui monte par en haut…  On dirait même que y’a un peu de lumière au boutte.

Cartier: Otes-toi donc voir… Ben oui, y’a de la lumière mais on voir pas grand chose par exemple.

Phil: J’me demande si ca sort…

Cartier: Ca l’air assez large pour qu’on passe.

Phil: Bon ben let’s go.

Cartier: Non sais-tu j’vas te laisser passer en premier…

Phil: *soupir* Ok d’abord. Tasse-toi. Humpf!

Cartier: Pis?

Phil (caverneux): Ca monte en ligne drette. Pognes-toi comme faut sur les bords pis t’auras pas de misère.

*COUIC*

Phil: J’pense que ca y est.

Cartier: Quoi ça?

Phil: Ca sort icitte.

Cartier: Bouge pas j’m'en viens. Arf. As ben t’as ben raison. TCHOU!! AAAAT—TCHIIIIIIII!

Phil: Voyons, c’est quoi que t’as?

Cartier: ATCHIII !!! Ah j’viens de comprendre, on vient de sortir par la trappe à poussière. TCHII. Ah pis y’a une affaire qui faut pas que j’oublie.

Phil: Quoi donc?

Cartier: Ce qui s’est passé dans sècheuse RESTE DANS SECHEUSE! Capiche?

Phil: Ben oui, ben oui. T’imagines quand même pas que j’vas m’en aller crier sur tous les toits que j’t'ai pogné le derrière. Come on.

Cartier: Pis là comment qu’on fait pour trouver la maudite caméra?

Phil: Ca c’est si la caméra est encore icitte…

Cartier: Si on comprenait le japonais on aurait pu savoir c’que les filles disaient tantôt…

Phil: Sur la table!!!!

Cartier: Ou ça?

Phil: Juste là, sur la table basse c’est pas la caméra ça?

Cartier: Ca y ressemble en tout cas…

Phil: Viens on va aller voir.

Cartier: Si c’est ça on va être chanceux. Va rien que nous rester à câlisser notre camp pis retrouver Gaston pis Gendron.

Phil: Ca l’air à ça, ouais, c’est ben notre caméra!

FWOOOOOOOOOOOOOOOOOONK!!!!!

Bon, c’est quoi qui vient de se passer encore? Ca va être à suivre dans le prochain épisode du Collectif des Ecureuils.